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Combien plus lentement vas-tu courir après le vélo ?

Personne ne court en triathlon l'allure qu'il tient à froid. Saisis ton record sur cette distance et l'intensité à laquelle tu comptes rouler, et ce calculateur te dit combien de secondes au kilomètre tu vas perdre et ce que cela représente au total.

La course

Le vélo qui précède

88 %

 

Réglage fin
Tu vas courir plus lentement de
s / km

 

Pénalité
Ton allure
Temps de course

Ce que coûte de rouler plus fort

IntensitéPénalitéAllureTemps de course
 

Le même athlète, sur les quatre distances

Avec ton chrono de référence ramené à chaque distance et l'intensité vélo typique de chacune, voilà comment la pénalité grandit à mesure que la journée s'allonge.

ÉpreuveIntensité typiquePénalitéSecondes par km

Pourquoi on court plus lentement après avoir pédalé

La réponse courte : tu arrives en course avec une partie du réservoir vide et des jambes qui exécutent un geste qui n'est pas le leur. La réponse longue tient en quatre morceaux, et un seul se corrige en s'entraînant davantage.

Le glycogène. Tu brûles des glucides depuis une à cinq heures avant de faire le premier pas. Sur un olympique l'impact reste modéré ; sur un Ironman c'est la variable dominante, et cela explique pourquoi le marathon s'effondre si régulièrement après le 25e kilomètre.

Le schéma moteur. Pédaler est un geste concentrique, cyclique et sans impact, à 85-95 tours par minute. Courir est excentrique, avec impact, à 170-180 pas. Les premières minutes sont un changement de programme : la foulée sort courte, la cheville raide et la fréquence basse. Cette partie-là s'entraîne, et c'est exactement le rôle des bricks.

Le sang réparti ailleurs. Après le vélo, une bonne partie du débit reste dans les muscles du pédalage et dans la peau pour évacuer la chaleur. L'efficacité de course chute le temps que le corps redistribue, ce qui prend cinq à dix minutes.

La chaleur accumulée. Tu pars courir avec une température centrale déjà élevée et le soleil de midi devant toi. C'est pour cela que la pénalité grimpe autant sur les courses chaudes, et qu'il faut l'intégrer au plan d'allure.

Comment c'est calculé ici

La pénalité repose sur une base qui dépend de la distance, mise à l'échelle par l'intensité à laquelle tu as roulé, ton expérience de l'enchaînement et la chaleur :

pénalité = base(distance) × (IF / IF de référence)³ × expérience × chaleur base : 5 km 6 % · 10 km 8 % · 21,1 km 10 % · 42,2 km 18 % IF de référence : sprint 92 % · olympique 88 % · 70.3 80 % · 140.6 70 %

L'exposant au cube est l'essentiel. Rouler 10 % au-dessus de l'intensité de référence ne dégrade pas ta course de 10 % : elle la dégrade de 33 %. Cette non-linéarité explique pourquoi la stratégie « je roule fort et ensuite je m'accroche » ne fonctionne presque jamais, et pourquoi les cinq minutes gagnées à vélo deviennent quinze minutes perdues à pied.

Ce qui la réduit vraiment

Trois choses fonctionnent, dans cet ordre. D'abord, rouler plus doux : c'est le levier le plus puissant et le plus désagréable à accepter. Ensuite, entraîner la transition avec des bricks réguliers, même courts : vingt minutes de course après une séance de vélo font davantage qu'une sortie longue isolée. Enfin, répéter la nutrition sur le vélo, parce que ce que tu n'auras pas mangé là te manquera au 30e kilomètre.

Ce qui ne fonctionne pas, c'est de vouloir corriger l'allure dès le premier kilomètre. Les jambes mettent cinq à dix minutes à redevenir les tiennes : ceux qui partent à l'allure cible dès le premier pas le paient souvent plus tard.

Questions fréquentes

Combien court-on plus lentement sur un triathlon olympique que sur un 10 km seul ?

Entre 6 % et 12 % pour la plupart des gens, soit 15 à 35 secondes au kilomètre. Un coureur à 42 minutes sur 10 km termine généralement entre 45 et 47 minutes sur un olympique, selon la force mise à vélo.

Et sur un Ironman par rapport à mon record sur marathon ?

Entre 15 % et 30 %. Un marathonien en 3 h 30 min descend rarement sous 4 h 05 min sur le marathon d'un Ironman, et s'il en a trop fait à vélo il peut dépasser 4 h 30 min.

Les séances brick servent-elles vraiment ?

Elles servent, mais moins qu'on ne le croit. Elles améliorent le schéma moteur et le mental des premiers kilomètres, et ce gain est réel. Elles ne changent rien au glycogène dépensé ni au sang encore dans les quadriceps : contre cela, seuls rouler plus doux et mieux s'alimenter fonctionnent.

Pourquoi les premiers kilomètres sont-ils si étranges ?

Parce que la foulée hérite du geste de pédalage : courte, raide et à faible fréquence. Cela dure généralement cinq à dix minutes. Augmenter volontairement la cadence de pas en sortant de T2 raccourcit cette période.

Quel est l'impact de la chaleur ?

Bien plus fort que sur une course à pied isolée, parce que tu arrives avec une température centrale déjà élevée. Au-dessus de 28 degrés la pénalité peut presque doubler par rapport à une journée fraîche, et sur longue distance c'est la cause habituelle des abandons.

Et si je veux estimer toute la course et pas seulement la pénalité ?

Utilise le prédicteur de temps, qui calcule les trois parties et les transitions avec le même modèle de pénalité.

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